«Béjaïa est la côte d’Azur du sud de la Méditerranée»

L’ambassadeur de l’Inde à Alger, Kuldeep S. Bhardwaj, s’est rendu à Béjaïa pour une visite de trois jours, le 18 juillet, en compagnie de son épouse et de sa fille. Pour sa première vi

site dans la wilaya, l’ambassadeur s’est montré charmé par les endroits touristiques qu’il a pu découvrir. Au village touristique Capritour, où il a séjourné, nous l’avons rencontré pour un entretien qu’il a bien voulu donner à El Watan, au sortir d’une sieste qui n’a cependant pas eu raison de l’effet d’enchantement.

-C’est la première fois que vous venez à Béjaïa…

J’ai déjà visité des villes algériennes comme Skikda, Annaba, mais malheureusement pas Béjaïa. C’est ma première visite dans cette région. Je découvre une jolie ville avec de belles plages, des montagnes, une histoire et un patrimoine très riches. Des gens m’avaient dit que Béjaïa c’est la côte d’Azur du sud de la Méditerranée et je trouve que c’est vrai.

-Quels sont les endroits qui vous avez visités ?

Il faut dire que grâce à Nouredine Leklak (NDLR, directeur de Capritour), nous sommes dans un village touristique où nous avons la mer juste à côté. Nous avons séjourné trois jours dans de bonnes conditions. Nous sommes allés jusque dans la montagne Gouraya qui offre une vue sur la mer et la ville ; nous avons fait une randonnée pédestre, visité le musée, le cap Carbon, les Aiguades, le fort de Gouraya, le centre-ville… Mercredi, nous avons aussi été à l’usine Cevital. Nous avons également visité la Casbah où nous avons eu l’occasion de voir une exposition sur les relations entre Tlemcen et Béjaïa. Nos cultures se ressemblent, c’est pour cela que je ne me sens pas étranger ici, je suis comme un Algérien.

-Quel est l’endroit qui vous a le plus captivé ?

Le Parc national de Gouraya. La vue est imprenable. On a d’un côté la couleur verte de la montagne et de la forêt, de l’autre, une mer turquoise, bleue. C’est très beau à voir. On a aussi rencontré beaucoup de singes dans la région.

-Vous joignez donc l’utile à l’agréable…

Oui. C’est une visite de travail et touristique à la fois. Nous avons été à la plage et fait une bonne baignade. C’est d’ailleurs une très belle plage où il y avait beaucoup de baigneurs.

-Vous convenez donc que Béjaïa dispose d’un potentiel touristique inestimable ?

Béjaïa est la côte d’Azur algérienne et c’est très joli à voir. Touristiquement, je pense qu’il y a beaucoup à faire ici. Je trouve que Béjaïa est l’une des plus jolies villes d’Algérie.

-Pensez-vous qu’avec tous ces atouts, l’Algérie peut aspirer à devenir une destination touristique de choix dans la région ?

Il y a en tout cas beaucoup de choses à offrir. Vous avez les plages, les montagnes, les plateaux, le Sahara, vraiment beaucoup de choses à voir.

-Y a-t-il une place pour le tourisme dans la coopération entre nos deux pays ?

Il y a un potentiel immense de coopération entre votre pays, qui est le plus grand d’Afrique, et l’Inde qui est aussi d’une grande superficie du continent asiatique. Des possibilités existent et permettent une coopération dans le domaine touristique. L’Algérie et l’Inde ont beaucoup à offrir dans ce domaine. Mais de façon globale, la coopération reste continuelle entre nos deux pays. Vous célébrez le cinquantenaire de l’indépendance, mais aussi le cinquantième anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre nos deux pays. Quand l’Algérie a eu son indépendance en 1962, nous étions là dans les trois mois qui ont suivi en septembre, nous avons ouvert l’ambassade. Sur le plan culturel, nous avons participé aux festivités de «Tlemcen capitale islamique» avec quatre troupes folkloriques qui se sont produites dans d’autres villes comme Skikda et Oran.

Désormais, nous ajoutons Béjaïa comme prochaine destination de ces troupes, dont une se produira ici, à Capritour, prochainement. Chaque année, nous programmons la venue de troupes culturelles indiennes en Algérie. Nous avons transmis une demande au ministre de la Culture pour aller au-delà de quatre troupes. Sur un autre plan, un club de football indien pourra peut-être participer à un tournoi qui sera organisé ici.

Kamel Medjdoub
Source : El Watan

 

 

 

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En marge du concert qu’il a animé le mercredi 4 Juillet 2012, au village touristique de Capritour, le chanteur populaire Baaziz s’est exprimé sur les derniers scandales du ministère de la Culture et pourquoi il a choisi de s’abstenir aux de
rnières législatives de 2012.

Comment se passe votre séjour á Béjaia ?

 » Je suis très content d’être à Bejaia. Cela me fait plaisir d’être là. J’ai fait beaucoup de spectacles à Bejaïa. J’ai toujours été très bien reçu et j’éprouve a chaque fois le même plaisir d’être ici ».

Êtes-vous programmé pour le mois de Ramadan á Bejaïa ?

 » Oui normalement si tout se passe bien je serai à Béjaia pour le mois de Ramadhan également « .

Pour le Cinquantenaire de l’Indépendance, beaucoup d’artistes étrangers sont invités pour animer des concerts en Algérie et sont de surcroit payés en devise, de l’argent du contribuable. Qu’en pensez-vous ?

 » Que voulez-vous que je vous dise. Cela reste les décisions de la ministre de la Culture, Khalida Toumi. Il y a beaucoup de choses á dire sur elle. Elle a fait beaucoup de bêtises. On souhaite s’en débarrasser et la voir partir un jour « .

Vous faites partie des nombreux artistes algériens qui ont été poussés à partir sous d’autres cieux pour pouvoir continuer à travailler. Vous résidez ou actuellement ?

 » Actuellement je réside en Algérie et en France « .

En tant que chanteur engagé, que pensez-vous de la levée de l’état d’urgence en Algérie, en sachant que malgré cette mesure beaucoup d’artistes et d’intellectuels algériens sont toujours restés en exil ?

 » Je trouve que la levée de l’état d’urgence est une bonne chose, malgré que l’on constate que l’état d’urgence n’est pas vraiment levé quand on voit les agissements de certains gendarmes et policiers, j’espère qu’il va être levé entièrement. Je souhaite que tout le monde revienne au pays pour combattre et se battre pour la liberté « .

Avez-vous voté aux législatives du 10 mai dernier ?

 » Non, pas du tout parce que je n’ai pas cru en ces élections. Je crois au changement mais pas de cette façon « .

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre prochain album que vous préparez ?

 » Oui. Je suis en train de préparer un nouvel album. C’est toujours du Baaziz mais un plus musicalement muri. Avec l’âge j’ai un peu muri dans la musique et les paroles aussi « .

Un dernier mot ?

 » Je voudrai remercier le public béjaoui et Capritour pour l’accueil et pour tout. C’est toujours un plaisir de venir chanter á Béjaia « .

Propos recueillis par Hafid Nait Slimane
Source : bejaia-aujourdhui.com